Un Conte de Noël : Le désir

ferrero

« La clef face aux problèmes écologiques que nous rencontrons,
c’est le contrôle de nos désirs »

Cette phrase tirée de l’interview de Rick O’barry sur la captivité des cétacés, nous rappelle à quel point nous faisons partie, volontairement ou pas, de tous les maux de la planète.

Nous avons choisi d’illustrer cet article avec la pâte à tartiner tristement célèbre Nutella et sa fameuse huile de palme, mais ce n’est malheureusement qu’un symbole.
Nous sommes donc dans le regret de vous apprendre que changer de rayon dans les magasins, ne réglera rien.

On pourrait arriver au super-marché avec une liste de produits à éviter plus longue certainement que notre liste de course. Les accords régissant l’organisation mondiale du commerce sont ainsi faits que quelques grands groupes, dont le principal se nomme « Cargill » ont la main mise sur 80% de la farine, soja, maïs et huile de palme produits sur la planète.

Pour exemple c’est presque 60% de la totalité des produits préparés alimentaires toutes marques confondues ou des produits industriels contenant de l’HDP, dont au moins un ingrédient est passé dans les entrepôts Cargill, sans que ce nom ne soit jamais mentionné nulle part.

Dans ces conditions comment espérer qu’en se rendant aveugle entre deux rayons, à déchiffrer des mentions, de toute façon destinées à ne pas être comprises, on pourrait encore faire la différence ?

Comment être sûr que notre choix de ne pas consommer tel ou tel produit aura réellement un impact sur notre empreinte écologique ?

La réponse est simple : nous ne pouvons pas.

Imaginez une entreprise qui fait quatre fois le chiffre d’affaire de Mc Donald et Coca-cola réunis, dont personne n’entend jamais parler, qui contrôle quasiment toute notre alimentation, au summum du cynisme et du mépris car même pas cotée en bourse, mais qui se permettrait de spéculer sur des récoltes avant même qu’elles ne soient semées, affamant des peuples entiers au passage s’il le faut.

Voilà à peu près où nous en sommes aujourd’hui face à notre alimentation et ça va ne pas mieux du coté des autres produits qu’on nous propose, du jouet aux chaussures faites par des enfants esclaves, aux cosmétiques validés par une montagne de cadavres de singes, de l’obsolescence programmée à la folie de la course aux énergies fossiles, de nos assiettes à un continent de plastique

 En ce jour de Noël, fête de la consommation par excellence, arrêtons nous quelques minutes pour regarder derrière nous. Cette année qui vient de s’écouler, nous l’avons passée à crédit sur les générations futures, pour la simple raison qu’il est compliqué pour l’humain de contrôler ses désirs.

Nos politiques hypocrites nous font encore miroiter des espoirs de « croissance » derrière des myriades de guirlandes électriques, alors que ce mot ne représente en réalité qu’un pacman vorace, mais à bout de souffle, qui se mangerait la queue.[le système capitaliste étant basé sur une pyramide de Madoff, pour un particulier c’est un délit grave, pour la finance c’est légal. NDA], alors qu’il parait évident que c’est exactement le contraire qui s’impose à nous.

Le monde change ou devra changer, la décroissance est notre seule solution avant qu’elle ne devienne notre premier problème si nous ne l’anticipons pas et qu’elle n’arrive brutalement :

Message du Roi des Pays-Bas à sa population dans un discours exceptionnel. Écoutez-le, car lui, au moins, vient de prévenir officiellement son peuple, sa population. C’était en septembre 2013, au Parlement :

« L’État-providence classique se transforme lentement mais sûrement en une société de participation.
À tous ceux qui le peuvent, il est demandé de prendre ses responsabilités pour sa propre vie et pour son entourage. 
 Une solution rapide et sans douleur n’existe pas… »

Il ne faut pas redouter la chute de ce système sécurisant mais révolu, ce dont il faut se méfier réellement c’est la force qu’il emploie pour nous entraîner avec lui…

Nous savons tous au fond de nous, que nous nous dirigeons vers quelque chose de nouveau, mais il n’est pas nécessaire d’attendre un crack boursier, une catastrophe sanitaire ou d’être rattrapé par les lois naturelles pour que cela devienne une réalité.

Aujourd’hui, pour nous forcer à consommer leurs produits, on voudrait nous interdire le droit de produire notre propre alimentation et nos plantes médicinales ou encore on voudrait nous faire croire que l’urbanisme aurait sacrifié trop de terres cultivables pour nourrir tous les citadins, alors qu’en réalité depuis les années 50 la forêt a doublé en France et qu’à sa lisière nos territoires se meurent dans l’indifférence et aux profits des mêmes grands groupes cités en début d’article.

Ne regardons plus nos reflets dans leurs miroirs aux alouettes,
nous savons tous ce qu’il nous reste à faire…

Du statut de chasseur/cueilleur à celui d’agriculteur,
nous sommes devenus des pousseurs de caddie
et quand l’homme ne sait plus où il va, il doit regarder d’où il vient…

Retour Aux Sources, Frères Terriens…

et Joyeux Noël à Tous les Peuples de la Terre !!!

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