L’Histoire de l’Ara de Spix…

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Voici encore l’exemple d’un perroquet qui n’existe plus dans son habitat naturel.
C’est en 1819, que le Docteur Johann Baptist Ritter von Spix l’a découvert, d’où son nom, sur la rivière Sao francisco au Brésil.

L’homme aura mis 181 ans pour le faire disparaître.
Bien avant l’extinction du Ara de Spix dans son milieu naturel , des associations et groupes d’études ont fini par conclure qu’en 1987, qu’il restait 12 oiseaux captifs en dehors du Brésil et 12 au Brésil. En 1990, il restait 21 oiseaux captifs : 6 au Brésil, 1 à Sao Paulo chez Nelson Kawall , 1 chez Mauricio Santos,4 au Zoo de Sao Paulo , 2 au Loro Parque , 6 au Philippines chez Antonios de Dios , et 1 au Vodgelpark.

Cet ara était le plus rare au monde puisque le dernier survivant sauvage fut localisé en 1990, celui-ci a disparue en 2000 probablement mort. La cause essentielle de la disparition de cette espèce est la destruction des forêts constituant son habitat de nidification.
Cette espèce est donc désormais éteinte dans la nature, et ne subsiste plus qu’en captivité. Cet ara était localisé au Nord-Est du Brésil. Il semblerait qu’il reste une cinquantaine d’individus répartis à travers le monde grâce à un plan de sauvetage établi et aux naissances qui ont eu lieu, cela dit, cela ne peut compenser les pertes considérables que l’espèce a connu.

A ce jour il est donc maintenant évident qu’il n’y a plus de Ara de Spix dans le milieu naturel.Le ara de spix (dit cyanopsitta spixii) est de taille moyenne, 56 cm environ, pour un poids variant de 295 à 400 grammes, entièrement bleu, légèrement verdâtre sur la poitrine et le ventre. La tête est grise claire teintée de bleu; le bec est noirâtre. Le plumage bleu devient plus foncé sur les ailes et la queue graduée. Les parties inférieures sont plus claires, plutôt bleu-gris. Les sous-caudales sont gris pâle, et le dessous des ailes présente des rémiges gris clair. La tête bleu-gris pâle contraste avec le corps plus foncé. Le front, les joues et les couvertures auriculaires sont teintés de bleu. Le bec crochu est gris noirâtre. Les adultes ont les yeux jaune-paille clair, avec un cercle oculaire gris et les lores gris foncé. Les pattes et les doigts sont gris-brun.

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Le mâle et la femelle sont semblables, avec la femelle un peu plus petite. Le juvénile ressemble aux adultes, avec le plumage légèrement plus foncé et la partie nue de la face plutôt grise. Sa queue est plus courte. Ses yeux sont d’abord sombres, mais ils deviennent plus clairs petit à petit.

L’Ara de Spix vit dans les galeries forestières à l’intérieur des «caatingas » (landes broussailleuses, épineuses, sèches et plates le long des cours d’eau saisonniers), avec plusieurs variétés d’arbres, cactus, Euphorbiacées et autres plantes, particulièrement l’arbre « Tabebuia caraiba » utilisé pour nidifier. Son habitat naturel est très restreint le long de ces eaux temporaires. Cet ara vivait autrefois dans la vallée du fleuve Sao Francisco, au nord-est du Brésil. Cette région est toujours maintenue pour la future réintroduction de l’espèce, même si elle est encore plus restreinte aujourd’hui. Sa longévité est estimée à environ 28 ans à l’état sauvage, et à dix ans de plus en captivité.

A l’état sauvage, l’Ara de Spix est sédentaire. Il peut effectuer quelques déplacements suivant les ressources de nourriture et la disponibilité des sites de nidification. Il se déplace aussi en fonction des chutes de pluie. Il utilise l’arbre Tabebuia pour nidifier et dormir. Cet arbre fait environ huit mètres de hauteur. C’est à cause de sa dépendance à cet arbre que l’Ara de Spix a un habitat naturel très restreint. Ces perroquets sont vus en couples ou en petits groupes. Ce sont des oiseaux timides, s’envolant à l’approche un intrus.

Actuellement, l’Ara de Spix est éteint depuis l’année 2000, quand le dernier ara a disparu. Mais des programmes de reproduction très actifs sont en cours, afin de protéger cette espèce, avec l’espoir de la réintroduire dans son habitat naturel un jour prochain. La population captive gérée pour la réintroduction de l’espèce comprend 78 perroquets (janvier 2008). La Fondation Loro Parque de Tenerife (Iles Canaries – Espagne), possède un couple reproducteur prêté par le gouvernement Brésilien et qui a produit quatre jeunes ces dernières années.

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Les adultes sont sous haute protection, y compris ceux des institutions brésiliennes, et également en Allemagne. Il y a d’autres aras qui se reproduisent dans des programmes privés, avec une collection particulièrement belle d’environ 50 oiseaux au Qatar, à Al Wabra Wildlife Preservation. Les échanges d’oiseaux entre les différentes organisations ont lieu parfois, afin de favoriser la reproduction dans les meilleures conditions. Dans la région, la population locale est éduquée et conditionnée pour protéger les aras contre les braconniers. Les jeunes enfants apprennent tout ce qu’ils doivent savoir sur cet ara à l’école.

Dans la nature, la saison de reproduction a lieu de novembre à mars, suivant la période des pluies. L’Ara de Spix nidifie dans des trous d’arbres, et en particulier dans les arbres Tabebuia. Ils réutilisent souvent le même nid année après année. La femelle dépose 2 à 3 œufs blancs à deux jours d’intervalle. En captivité, la ponte est souvent plus importante, avec 4 à 7 œufs. L’incubation dure approximativement 25 à 28 jours, et elle est assurée uniquement par la femelle. Celle-ci est nourrie par le mâle pendant toute la période. Les poussins naissent presque nus, avec très peu de duvet sur le corps. Les jeunes sont nourris par les deux adultes, et sont emplumés au bout de deux mois. Ils restent avec les parents pendant encore trois mois avant de quitter le nid.

L’Ara de Spix se nourrit surtout de végétation. Sa nourriture principale comprend des graines et des fruits, et particulièrement ceux des Euphorbiacées. Il consomme aussi des fleurs et des feuilles provenant de plusieurs espèces de plantes trouvées dans son habitat. Il peut se déplacer pour chercher de nouvelles sources de nourriture. Son bec robuste lui permet de casser les noix dures pour atteindre le cœur tendre du fruit.

Cette espèce vivait dans un habitat très restreint, et la perte presque totale de ses sites de nidification avec la destruction des zones boisées de Tabebuia Caraiba, a joué un rôle important dans cette extinction. Ces beaux oiseaux ont été intensément et illégalement piégés pour le commerce des oiseaux d’ornement.

L’Ara de Spix est éteint à l’état sauvage, à cause de la perte de son habitat, du commerce illégal et des persécutions.

L’Ara de Spix figure à l’annexe I de la CITES depuis sa création (cette annexe I regroupe les espèces dont le statut est si défavorable qu’aucune forme de commerce n’est acceptable) ; la possession privée de cet ara a même été prohibée par la loi brésilienne depuis les années 1960, ce qui n’a pas empêché les derniers spécimens d’aboutir entre les mains des plus riches collectionneurs du monde. Aucune législation n’a pu par elle-même aider une espèce aussi convoitée.

Action Mail – Sauvegardons l’Amazonie

Paola Prevedello pour Podbete.org

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